Gestion du cerf de Virginie au québec

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Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par ginodeergun le Ven 20 Jan - 0:24


A LIRE bye bye

Gestion du cerf de Virginie :

LE MEILLEUR DE DEUX MONDES.

Par Luc Lapierre



Dans le meilleur des mondes, les bucks arborant des panaches d’au moins dix pointes et un poids de plus de 225 livres seraient légion. Chaque chasseur à l’affût pourrait les compter par dizaines à chaque jour et pourrait se permettre d’être très patient avant de récolter son trophée. Dans le meilleur des mondes, le Québec continental compterait une densité de cerfs de Virginie au moins égale à celle de l’Île d’Anticosti. Et malgré cela, jamais il n’y aurait d’incident routier les impliquant et jamais les cerfs ne jetteraient leur dévolu sur une précieuse récolte.



Évidemment, faut-il l’admettre, la réalité est bien différente, puisque le Québec continental (donc excluant l’Île d’Anticosti), et sauf quelques zones privilégiées, compte une des densités de cerfs les plus faibles (sinon la plus faible) en Amérique du Nord. Selon le plan de gestion du cerf de Virginie 2002-2008 du Ministère des ressources naturelles et de la faune (MRNF), la densité optimale souhaitable du cerf de Virginie pour les zones sud du Québec continental se situeraient autour de 5,0 cerfs au kilomètre carré d’habitat et la population totale n’excéderait pas 275,000 cerfs, après une saison de chasse. Cette conclusion serait tirée de savants calculs à partir de données mesurables dont, entre autres, la capacité de support du milieu et des ravages, la rigueur des hivers et l’indice de condition physique des cerfs.



Cependant, il semble que les résultats obtenus de ces calculs doivent tenir compte d’un autre facteur qui lui, est difficilement quantifiable : la capacité de support sociale. Par ces termes, les biologistes du MRNF entendent une certaine forme de tolérance de la population à la présence de cerf dans leur environnement. Par exemple, cette dame banlieusarde qui verra sa plate-bande broutée par un cerf effronté pourrait voir tomber d’un seul coup son niveau de tolérance à l’égard de la bête… Même chose pour l’agriculteur qui se ferait siffler une partie de sa récolte et pour la compagnie d’assurance automobile aux prises avec des réclamations suite à des collisions avec des cerfs. Le MRNF dit devoir tenir compte des plaintes enregistrées de déprédation, en plus des représentations de plusieurs organismes aux prises avec d’importantes factures, suite à des dommages apparemment causés directement ou indirectement par le cerf de Virginie : la Société d’assurance automobile du Québec, l’Union des producteurs agricoles, la Financière agricole du Québec, les compagnies d’assurance et le Ministère des transports n’en seraient que quelques-uns. Pourtant, du côté de la population, ce sont moins de 150 plaintes qui seraient enregistrées annuellement. Alors, on parle de « tolérance sociale » ou de « tolérance financière »?



La chose semble être quand même prise au sérieux par le MRNF, au point que le plan prévoit d’en arriver à trouver un outil de mesure de tolérance sociale qui permettra de transformer le nombre de plaintes et de recommandations extérieures en un chiffre magique de densité idéale. Une nouvelle science verra le jour, semble-t-il : la tolérométrie. Je blague à peine. Car selon le MRNF, « la capacité de support sociale n’a pas influencé à la baisse la densité considérée optimale pour les populations de cerf de Virginie du sud du Québec. Cette dernière tient compte de l’impact du cerf sur son habitat et à cette densité, les problèmes associés à la capacité de support sociale (accident, déprédation, etc.) sont plus localisés et mieux tolérés par les gens. » En d’autres mots, on ferait de la prévention pour éviter les plaintes. Si le cerf est moins abondant, il devrait être moins présent sur les routes et dans les vergers. C’est tout à fait évident. Bref, on opterait pour la méthode facile qui permet, dans les faits, de contenter les impératifs purement financiers de quelques organismes intéressés au détriment de plus de 170,000 chasseurs québécois, contribuables par surcroît…



Il y a alors lieu de se demander quelle réelle incidence a ce facteur de « capacité de support sociale » et quel est le poids réel des considérations économiques sur les prescriptions des biologistes du MRNF. Quand on sait qu’au Québec continental, on estime la capacité de support du milieu à 5 cerfs au kilomètre carré, alors qu’à l’île d’Anticosti, reconnue pour ses hivers rigoureux et son habitat peu propice au cerf, on considèrerait tout de même comme idéale une densité de 10 à 12 cerfs pour la même superficie, il y a de quoi être perplexe. Mais toujours selon ce ministère, « la gestion du cerf fait l’objet d’une approche spécifique à Anticosti. On retrouve sur ce territoire insulaire une industrie de la chasse (4 pourvoiries) basée sur une qualité de chasse exceptionnelle. Nos objectifs de densité prennent en compte cet état de fait. (…) L’expérience des 30 dernières années montre qu’une densité de cerfs de l’ordre de 10 à 12 cerfs/km2 permettrait le maintien d’une industrie de la chasse à long terme.» Selon le MRNF, la population de cerfs serait actuellement de 160,000 individus à Anticosti – plus de 20 cerfs km/2 – et représenterait un danger pour elle-même.



De plus, selon un autre biologiste reconnu (qui a demandé à garder l’anonymat) pour son expertise en la matière, « Il faut considérer Anticosti comme une partie détachée de la Côte-Nord avec un écosystème qui lui ressemble. La régénération de la végétation y est plus lente qu’au sud du Québec, par exemple. Mais nous croyons que le cerf d’Anticosti, plus petit, serait plus frugal, côté alimentation ». Ce qui laisse entendre que, possiblement, l’île enchantée ne pourrait pas supporter une densité aussi élevée de cerfs continentaux plus robustes.



Peut-être, mais quand même. On parle ici d’une différence de 5 à 7 cerfs au kilomètre carré d’habitat, sinon plus. Car actuellement, en dépit des objectifs de maintenir la densité à 5 cerfs au kilomètre carré, le Québec continental compte, dans les faits une densité moyenne de seulement 2,7 cerfs. Tandis que les zones les plus au sud affichent des densités d’à peine 10 cerfs/km2, les zones les moins propices à abriter le cerf en comptent aussi peu que 0,1. Mais compte tenu de la qualité généralement supérieure de l’habitat du Québec continental par rapport à celui d’Anticosti, ne pourrait-on pas se permettre d’être moins conservateur et d’augmenter sensiblement les densités de population? Et pourquoi le Québec continental ne pourrait-il pas aussi bénéficier de cette « industrie basée sur une qualité de chasse exceptionnelle »?



Comparons avec d’autres



À des fins de comparaison, j’ai choisi de me documenter sur les principes de gestion du cerf de Virginie de l’Ontario et des états américains limitrophes du Maine, du Vermont et du New Hampshire, dont les niveaux d’urbanisation sont inférieurs à celui du Québec. J’ai aussi obtenu des données de l’État de New York qui est, somme toute, assez comparable au Québec si l’on exclut sa métropole, ainsi qu’au Wisconsin et au Minnesota, lesquels états sont au moins aussi urbanisés que le Québec et dont les hivers sont sensiblement aussi rudes. Tous ces territoires, à l’exception de la portion sud de l’État de New York, « jouissent » d’un couvert de neige assez abondant.



L’Ontario, donc, se targue de « tolérer » une population qui friserait les 400,000 individus et une densité MINIMALE de 10 cerfs au kilomètre carré, donc du double de celle prescrite au Québec par le MRNF. Dans les états américains frontaliers, le Maine, le Vermont et New York possèderaient une densité en moyenne trois fois supérieure à la nôtre, soit d’environ 15 cerfs au kilomètre carré, particulièrement dans les zones agroforestières comparables à la campagne du sud du Québec. Et dire qu’au Vermont, certains chasseurs se plaignent de la rareté du cerf… Quant au Minnesota et au Wisconsin, alors là, c’est la fête au village. Selon les secteurs, la densité de population de cerfs de Virginie se situerait entre 15 et 60 cerfs au kilomètre carré! Au Wisconsin seulement, il se récolte pas moins de 500,000 chevreuils année après année, soit près de deux fois la population entière de cerfs du Québec continental. Dans cet état, on a compris dès 1962 que l’offre allait générer la demande. Conscients de la contribution économique importante des activités de chasse, les responsables de la gestion du Cerf de Virginie du Wisconsin se sont employés à améliorer l’offre de chasse en laissant délibérément croître le cheptel. Et pour répondre aux impératifs de tolérance sociale, on a instauré des politiques de prises libérales, particulièrement dans les secteurs agricoles et en banlieue, en plus de prolonger les saisons de chasse. Comme on dit, « l’argent rentre » au Département de la faune.



Qu’est-ce qui est si différent chez nous? Le facteur de capacité de support sociale et l’influence des organismes précités seraient-ils à ce point déterminants au Québec? Serait-on à ce point intolérants à la présence du cerf?



À la lecture du Plan de gestion du cerf de Virginie du MRNF, on serait porté à croire que le Québec a opté pour un mode de gestion qui vise à contenir la population de cerf à l’intérieur d’un seuil socialement tolérable sur le continent, tout en offrant une qualité de chasse « acceptable » (ce qui, de toute évidence, n’est plus le cas maintenant). Comme pour sauver la chèvre et le chou et pour assurer un certain contentement chez les chasseurs tout en apaisant les inquiétudes des autres en définissant une densité « plafond ». Nos voisins, au contraire, semblent pencher vers des modes de gestion légèrement différents de celui du Québec. Alors que le Québec semble gérer le cheptel au regard d’une population globale sans égard à la structure d’âge et de sexe, d’autres provinces et états américains favorisent soit l’abondance, soit une structure du cheptel qui tend à assurer à la fois un succès de chasse intéressant et des chances raisonnables de récolter des bucks matures. L’Ontario, par exemple, prétend gérer son cheptel en fonction de préserver une proportion de 30% à 40% de mâles adultes. En revanche, le MRNF est incapable de déterminer le ratio mâle/femelle au Québec.



Et, coïncidence ou pas, l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta possèdent une industrie touristique reliée à l’exploitation des ressources fauniques qui est florissante. Les pourvoyeurs de l’Ouest canadien et, de plus en plus, de l’Ontario, bénéficient en effet de retombées économiques appréciables du tourisme de chasse étranger. Même qu’à chaque année, plus de Québécois semblent apprécier la qualité de chasse de ces provinces canadiennes. Les taux de succès y sont généralement plus élevés (de 40 à 58%) qu’au Québec continental (35% en 2006, mais à peine 29% en 2011) mais, surtout, les mâles matures y sont habituellement plus abondants, notamment à cause de l’application de principes de gestion plus raffinés qu’au Québec.



Il semble que dans certaines de ces provinces et dans plusieurs états américains qui bénéficient d’un positionnement enviable, les responsables de la gestion faunique considèrent qu’une densité plus élevée de cerfs de Virginie comporte davantage de bénéfices, financiers et autres, que d’inconvénients. À plus forte raison si la structure du cheptel fait aussi l’objet d’une attention particulière. Une qualité de chasse supérieure et un taux de succès élevé favoriseraient donc l’intérêt de la relève et généreraient des retombées économiques substantielles au niveau de la vente de permis. D’ailleurs, les ventes record de permis de chasse au cerf au Québec jusqu’en 2007 démontrent cette même tendance. Abondance égale popularité, semble-t-il. Hélas, en 2011, on sent un refroidissement de l’ardeur des chasseurs québécois qui font dorénavant face à une espérance de succès de moins en moins raisonnable. Parions qu’à partir de maintenant, les ventes de permis de chasse se mettront à décliner.



Mais l’abondance n’est pas tout. Car si un succès de chasse élevé favorise l’enthousiasme et l’intérêt de la relève, une structure d’âge déficiente du cheptel et la rareté de mâles matures n’ont rien pour exciter les chasseurs de trophée. À preuve, malgré l’abondance de cerfs de Virginie sur Anticosti, l’île de rêve n’attire pas autant qu’elle devrait les chasseurs non-résidents, particulièrement les chasseurs américains qui font de la chasse au trophée leur religion. D’ailleurs, après une période faste au début des années 2000, la vente de permis pour non-résidents à Anticosti, maintenant en baisse marquée, se retrouve en 2006 pratiquement au même point qu’en 1997. Les ventes de permis pour résidents quant à elle, sont plutôt stables depuis 10 ans.



Donc, malgré les prétentions des publicités de son plus important pourvoyeur dans les magazines américains (« La meilleure chasse au cerf en Amérique du Nord »), nous conviendrons que l’abondance n’est pas le seul gage d’une expérience de chasse de qualité. Et que la perspective de récolter des biches et des daguets n’a rien de tentant pour les chasseurs de trophées. Il faut être réaliste; Anticosti, ce n’est pas l’Iowa. Ce n’est même pas proche des provinces de l’Ouest…



Le fameux déséquilibre



Aux dires de bien des gens, chasseurs, biologistes et fans du QDM (Quality Deer Management), notre cheptel serait aussi parmi les plus déséquilibrés, considérant sa structure d’âge et son ratio moyen mâle/femelle. Facile à croire, puisque 90% des cerfs mâles récoltés à chaque année sont en fait des jeunes bucks d’un an et demi. Il serait étonnant qu’un tel acharnement sur les jeunes bucks n’ait aucune incidence négative sur la structure du cheptel à long terme. Le problème qui se pose ici, c’est qu’il est pratiquement impossible d’évaluer les dégâts, puisque le MRNF admet ne posséder aucune donnée sur le fameux ratio « mâles/femelles » sur lequel tout le monde fabule. Évidemment, si la récolte de mâles dépasse, année après année, celle des femelles, il y a lieu de croire que l’écart entre mâles et femelles se creuse toujours un peu plus.



Les statistiques de chasse du MRNF démontrent que les mâles « adultes » comptent pour plus ou moins 60% d’une récolte annuelle totale. Rien pour faire frémir. Mais si on additionne les écarts depuis 1999, il s’est tout de même récolté 80,000 mâles de plus que de cerfs sans bois depuis huit ans (Voir aparté). Ça, c’est que prétend le MRNF…



Et considérant que plus ou moins 35% des cerfs sans bois qui sont récoltés chaque année sont, dans les faits, des faons, se pourrait-il que les chasseurs eux-mêmes soient en partie responsable de ce déséquilibre en n’étant pas assez sélectifs?. Car pour tout dire, il s’est récolté pas moins de 60,000 faons 1999 à 2006. Donc, en supposant que 50% d’entre eux étaient de jeunes mâles, voilà qui représenterait une ponction supplémentaire de 30,000 mâles sur le cheptel en moins de huit ans. Et en ce cas, notre vrai tableau de chasse depuis huit ans devrait se lire comme suit : 275,000 mâles récoltés contre 135,000 femelles, à peu de choses près. Un écart non plus de 80,000 en faveur des mâles, mais bien de 140,000!



À la lumière de ces données, peut-on maintenant croire que notre cheptel souffre de déséquilibre? À mon avis, un des problèmes réside dans une gestion trop « macro », trop large des biologistes du MRNF. Pour un, je le répète, le ministère n’a aucune donnée sur le ratio mâle/femelle actuel. Deuxièmement, il semble prendre pour acquis qu’un cerf sans bois est automatiquement une femelle. Grave erreur, selon moi. Comment peut-on prétendre à une gestion saine du cerf si nous ne disposons pas des informations nécessaires sur la composition de notre cheptel dès le départ?



Alors, si par « structure d’âge déséquilibrée », l’on sous-entend qu’il n’y a pas assez de bucks matures, ceux qui croient en cette hypothèse ont sans doute raison. Mais si le MRNF pouvait porter le blâme en ce qui concerne une relative rareté de cerfs mâles, il ne pourrait en aucun cas être tenu responsable de la jeunesse de notre cheptel (et de la rareté de bucks matures), puisque la décision de récolter ou non un daguet revient en fait au chasseur lui-même.



En effet, les causes hypothétiques du phénomène de rareté sont nombreuses et risquent d’être fort décevantes pour les chasseurs. Premièrement, nos techniques de chasse pourraient être mises en cause. Car s’il est vrai que les cerfs peuvent se rassembler en grand nombre autour d’un immense tas de pommes placé au beau milieu d’une clairière, les occasions d’y apercevoir un grand mâle mature sont plutôt rares. À défaut de mieux, on abattra un daguet. Deuxièmement, la plupart des chasseurs qui entretiennent le mythe selon lequel les forêts québécoises ne cachent pas ou que peu de grands mâles tireront aussitôt qu’ils apercevront le premier mâle venu, fort probablement un autre daguet… Sinon, le pauvre daguet sera abattu simplement pour ne pas laisser ce bonheur au chasseur voisin. En ce sens, il y aurait peut-être lieu de changer nos habitudes et de modifier certaines techniques de chasse, quitte à faire quelques sacrifices. Car pour voir se multiplier les huit, dix et douze-pointes, il n’y a pas de recette miracle; il faut laisser vivre les daguets.



Évidemment, si une politique restrictive sur la récolte de daguets et de faons mâles était appliquée par le MRNF, elle exigerait des sacrifices au départ et un bon nombre de chasseurs risqueraient, aux premières années de son application du moins, de revenir bredouilles de leurs excursions de chasse. Et là, on ne parle pas du tollé qu’une telle politique soulèverait... Mais à l’inverse, si on tente d’imaginer les retombées positives d’un tel mode de gestion après trois ans à peine, il y a lieu de se demander si le jeu n’en vaut pas la chandelle.



Personnellement, l’idée de laisser passer des six-pointes et des huit pointes, sachant que d’autres cerfs, plus gros encore, passeront tôt ou tard sous mon mirador ne me déplaît pas du tout. Et puisqu’on parle de retombées, je ne vois pas pourquoi le Québec se priverait du retour positif substantiel lié aux activités de chasse d’une telle valeur. Puisque le potentiel du Québec pour « cultiver » des bucks robustes et bien coiffés est indéniable, il nous suffirait de souscrire à un mode de gestion qui favoriserait la multiplication des mâles matures. Et plus tôt que tard, le Québec continental pourrait bien se trouver en position de devenir une destination reconnue de chasse aux trophées, avec les retombées que l’on serait en droit de s’attendre en fait de succès de chasse. Et en fait de chiffres de vente pour le MRNF et pour nos pourvoyeurs.



À l’inverse, une augmentation sensible de la densité de population du cerf et de la qualité de chasse entraînerait sans doute avec elle ses effet pervers, dont l’augmentation probable des loyers de terrains de chasse et des tarifs chez les pourvoyeurs. Ce phénomène se fait d’ailleurs sentir autant chez les pourvoyeurs de chasse à l’orignal que dans les réserves fauniques (gérées par la Sépaq) de la péninsule gaspésienne chez lesquels, dans certains cas, les tarifs exigés sont 4 fois supérieurs aux tarifs des pourvoyeurs de la Mauricie pour le même type de produit.



Mais comme dit l’adage, « on paye pour ce qu’on obtient ».







Le Quality Deer Management : la solution?



Selon les principes mis de l’avant par le Quality Deer Management Association (QDMA), mouvement fondé en Georgie en 1988 et qui a depuis récemment sa filiale canadienne, la forme de gestion du cerf en application au Québec aurait plus d’effets négatifs que positifs sur le cheptel. D’abord, le fait de décimer la couche de jeunes mâles empêcheraient un renouvellement du bagage génétique (genetic pool) dans le cheptel. Ensuite, cela aurait pour effet d’établir un ratio exagérément élevé de femelles. À condition, bien sûr, que la récolte de femelles soit insuffisante pour maintenir un ratio équilibré.



Le QDMA dit offrir une alternative qui permettrait de vivre une expérience de chasse plus enrichissante tout en assurant un contrôle strict des populations de cerfs de Virginie. Sommairement, les principes promus par le QDMA comprennent une récolte équilibrée de mâles adultes et de femelles afin de rétablir un ratio d’environ 66% de femelles et de cerfs sans bois et de 33% de mâles adultes. Dans un deuxième temps, le QDMA favorise la récolte de mâles adultes matures et la protection des mâles d’un an et demi. Enfin, les principes du QDM (Quality Deer Management) comprennent des stratégies pour favoriser la santé physique des cheptels par une intervention humaine au niveau de l’alimentation, soit par des interventions forestières, soit par la création de champs nourriciers. D’ailleurs, la QDMA est financée en partie par des fabricants de semences et au moins une entreprise multinationale de produits chimiques fabriquant des herbicides et des fertilisants.



En somme, il s’agit d’un concept assez différent de ce à quoi nous sommes habitués, n’est-ce pas? D’après moi, le QDM, ou à tout le moins certains de ces principes, est un concept fort valable. Sauf que compte tenu des mentalités profondément ancrées en nous, des principes actuels de gestion faunique ainsi que des pratiques usuelles de chasse au cerf, on serait tenté de penser que le QDM au Québec, ce n’est pas pour demain. Et il semble que pour y arriver, il resterait bien des irritants et bien des obstacles à surmonter. Et, surtout, bien des incertitudes à résoudre. D’abord, il faudrait savoir d’où on part… Sans des données de départ plus précises par rapport à la structure du cheptel, il est difficile d’établir des objectifs.



Les biologistes du MRNF disent actuellement observer (depuis 2005) ce qui se passe dans d’autres états qui tentent l’expérience du QDM ou qui en autorisent l’application de certains principes sur des territoires restreints en guise de projets-pilotes. Avant même de tirer des conclusions qui permettrait au Québec de s’engager sur la voie du QDM ou d’un quelconque renouvellement des méthodes de gestion, il est probable que le MRNF aura bien d’autres considérations à évaluer, comme par exemple :



1. Le découpage actuel des zones de gestion faunique serait-il adéquat à l’application du QDM, ou faudrait-il tenir compte de façon plus restreinte encore, d’écosystèmes particuliers à l’intérieur de chaque zone de gestion?



La plupart des états américains qui tolèrent ou encouragent la pratique du QDM le font en tenant compte de micro-zones à l’intérieur des grandes zones de gestion faunique. La Pennsylvanie qui a appliqué certaines restrictions quant à l’âge des mâles récoltés a dû procéder à une évaluation et à l’application de règles comté par comté, lesquels sont de superficie réduite comparativement aux zones de gestion faunique québécoise. Selon le MRNF, une gestion plus fine se traduirait possiblement par une révision complète des méthodes de travail et, sans aucun doute, par des besoins accrus en ressources humaines et financières.



2. En regard aux stratégies de gestion en vigueur chez nos voisins canadiens et américains, sommes-nous certains que nous ne faisons pas fausse route dans l’évaluation de la capacité de support des différents milieux? Et accordons-nous trop d’importance à la capacité de support sociale? Aux lobbies des uns et des autres?



En ce qui me concerne, cet aspect est le plus inquiétant, compte-tenu de la subjectivité avec laquelle sont appliqués les raisonnements et les règles de calcul. Voyons les choses en face. S’il n’en tenait qu’aux compagnies d’assurance automobile, par exemple, il n’y aurait ni cerf, ni orignal, à moins que des clôtures hautes de 5 mètres ne borde toutes les routes. D’ailleurs, à la page 15 du bilan de la mi-plan du Plan de gestion du cerf de Virginie 2002-2008, on peut lire : « Plusieurs groupes de citoyens ou de gestionnaires (agriculteurs, forestiers, sociétés d’assurances, responsables du Ministère des Transports et autres) nous signalent actuellement leurs préoccupations concernant le niveau des populations et des inconvénients vécus. » En ce cas faudrait-il obtenir l’assurance que les associations représentant les intérêts de la communauté de chasseurs aient l’opportunité d’être partie prenante de ce débat et, le cas échéant, qu’elles puissent prendre siège à la même table que les autres « lobbyistes ». Car il est loin d’être certain que les chasseurs ont droit au chapitre. Dans le meilleur des cas, la FédéCP lève a main pour exprimer son désaccord sans pour autant jouer du coude. L’adoption du dernier plan de gestion de l’orignal en zone 3, malgré les protestations massives des chasseurs et de leurs représentants, en est la preuve. Mais ça, c’est une autre histoire. Et probablement un autre bon sujet d’article qu’on pourrait intituler « La tour d’ivoire des biologistes ». Passons.



3. Avec la déclaration récente de la présence d’encéphalopathie chez les cerfs de Virginie de l’État de New York, donc tout juste à notre porte, et connaissant partiellement les causes de contagion de la maladie d’un individu à l’autre, est-il raisonnable de favoriser le rassemblement des cerfs en créant des petits champs nourriciers?



À cet égard, les chances sont bonnes pour, qu’au contraire et avec raison sans doute, le MRNF soit plutôt en train de considérer le bannissement prochain de toute forme d’appâtage pour justement éviter la propagation de maladies comme l’encéphalopathie. Comme on s’en doute, il n’y a rien comme un gros tas de pommes plein de bave pour favoriser la propagation de maladies. En ce sens, la solution de créer des champs nourriciers ici et là devrait sans doute être préférée aux méthodes de nourrissage actuelles. Mais en revanche, le MRNF devrait considérer les conséquences de créer des champs nourriciers avec des essences de fourrages exotiques ou de plantes envahissantes sur la flore indigène. On ne peut pas planter n’importe quoi, n’importe où, sans obligatoirement faire éventuellement face à des conséquences fâcheuses. Il y aurait lieu de légiférer sur ce qui est permis de cultiver ou non.



4. Comment limiter la déforestation que provoquera possiblement la création de champs nourriciers dans les milieux fortement forestiers? Faudrait-il réglementer cet aspect pour éviter la possibilité d’un défrichage sauvage et pour limiter l’utilisation de fertilisants et d’herbicides? De fourrages transgéniques?



Pour l’instant, on parle d’un petit champ d’un acre ici et là. Tout comme on a déjà parlé d’une petite poche de pommes ici et là. De nos jours, telle une course aux armements, les chasseurs compétitifs se ruinent en achat de quantités industrielles de pommes et de carottes, de minéraux et de cocaïne à chevreuil, d’appelants sexy et de gadgets de toutes sortes. Et qui ose croire qu’il en sera autrement pour les champs nourriciers? Les fertilisants, herbicides et pesticides sont l’objet d’un contrôle (théoriquement) rigoureux par nos gouvernements. Ici encore, il faudrait s’assurer que de tels produits ne se retrouvent pas entre des mains insouciantes.



5. L’amélioration potentielle de la qualité de chasse aura-t-elle une incidence sur la valeur des propriétés foncières? Sur les coûts de location?



Paradoxalement, la perspective la moins intéressante du QDM pour les chasseurs, c’est la plus-value qu’il risque de procurer à l’activité de la chasse dans les secteurs les plus productifs. Au fur et à mesure qu’augmenteront les chances de succès pour des bucks matures, il est probable que les coûts de location de terrains de chasse iront en augmentant.



Donc, rien n’est parfait dans ce bas monde. Ni les méthodes de gestion actuelle, ni le modèle proposé par la QDMA. Mais peut-être que le meilleur des deux…



Même si le QDM était appliqué à sa plus simple expression, rien n’assure que les chasseurs, du moins une bonne partie d’entre eux, soient disposés à vivre un sacrifice de quelques années en « laissant passer », sans tirer, tous ces jeunes mâles et ce, malgré une promesse raisonnable qu’ils pourront, au bout de trois ou quatre années de sacrifice, récolter enfin le buck de leurs rêves.



L’expérience vécue en Pennsylvanie en est un exemple fort éloquent. Gary Alt, le biologiste qui a relevé le défi de changer du tout au tout la façon de gérer le cerf de Virginie dans cet état américain a payé cher pour son audace. En 1999, alors que la Pennsylvanie était aux prises avec une surpopulation de cerfs de Virginie, Alt prit les rênes du nouveau département de gestion du cerf de Virginie au sein du Bureau d’état de gestion faunique. Il jeta les bases d’un nouveau principe de gestion favorisant une récolte accrue de femelles dans le but de réduire la population de cerfs dans cet état, puis imposa, non sans difficulté, une interdiction de récoltes des mâles immatures, dans le but de rétablir un ratio équilibré entre mâles et femelles et d’améliorer la structure du cheptel. Cette interdiction touchait d’ailleurs tous les bucks avec des bois comptant moins de 4 pointes sur un côté du panache.



Alt créa une véritable petite révolution en Pennsylvanie. Malgré toute l’éducation et la promesse de jours meilleurs, Gary Alt s’est fait presque autant d’ennemis que d’amis en imposant cette nouvelle réglementation. Réfractaire au changement, une bonne partie de la communauté des chasseurs habitués à récolter leurs daguets année après année s’opposa énergiquement aux nouvelles politiques. On alla jusqu’à menacer de mort le pauvre biologiste. Pourtant, l’histoire démontre aujourd’hui que Gary Alt avait vu juste. La grande majorité des chasseurs est finalement satisfaite de l’expérience et plusieurs estiment que le sacrifice en valait la peine. Malgré une population de cerfs sensiblement moindre et un pourcentage de succès légèrement inférieur à ce à quoi étaient habitués les chasseurs avant l’intervention de Alt, l’expérience est dans l’ensemble concluante. Il se récolte dorénavant davantage de mâles matures et pratiquement tous les chasseurs peuvent croire en des chances raisonnables de récolte.



Ce qu’il faut retenir de cette histoire, cependant, c’est que la Pennsylvanie a imposé cette « médecine de cheval » en considérant d’abord le phénomène de surpopulation. Or, en ce qui concerne le Québec, nous n’en sommes pas là. Il est loin d’être certain, notamment à cause des facteurs de tolérance sociale, que notre population de cerfs de Virginie est actuellement à son niveau optimal. Dans ce contexte, il n’est pas non plus certain que la densité actuelle du cerf, que je considère minimale, puisse supporter une récolte accrue et soutenue de biches. D’après un biologiste connu, « gérer en mode QDM, c’est gérer une situation d’abondance ». Or, il faut l’admettre, on n’en est pas là.



Donc, avant de songer à implanter des restrictions quant à la taille des cerfs qu’il nous serait permis de récolter ou de proposer une récolte supplémentaire de cerfs sans bois, il y aurait peut-être lieu de rétablir les densités souhaitables de cerfs de Virginie au seul regard de paramètres objectifs, dont la capacité réelle de support du milieu, et en tenant compte des deux côtés de la médaille, économiquement parlant. Puis, comme chez nos voisins, trouver d’autres moyens que le confinement pour empêcher les cerfs de brouter la plate-bande de Madame et pour décourager la déprédation des récoltes : Permettre la chasse à l’arc dans les banlieues; mettre sur pied des programmes d’incitatifs à l’intention des propriétaires fonciers pour favoriser l’accès des chasseurs aux terres agricoles; remodeler les saisons de chasse et permettre des prises plus libérales. Bref, générer des retombées économiques importantes et intéresser encore davantage la relève pour, en fin de compte, atteindre les mêmes objectifs de contrôle de la population.



Si une population plus élevée de cerfs de Virginie comporte des inconvénients économiques, imaginons ce qu’elle peut rapporter en bénéfices!



Quant aux risques d’accidents routiers, il suffit de voyager chez nos voisins du sud pour se rendre compte qu’on peut apprendre à vivre avec la réalité que, dans les secteurs où la densité de cerfs est importante, ceux-ci représentent une menace potentielle pour notre sécurité. On roule donc moins vite, surtout au printemps et la nuit. Mais il y aurait peut-être lieu d’étudier d’autres options qui contribueraient à éviter bien des incidents fâcheux de ce type : interdiction du nourrissage d’hiver en milieu habité ou à proximité des routes, entretien adapté des bas-côtés des routes, signalisation améliorée, etc.



À chacun son « QDM »



Au bout du compte, face à toutes les difficultés qu’il faudra surmonter en vue d’en arriver à un consensus, il est de mon avis que l’application de certains principes du QDM à l’échelle nationale ne découlera pas d’une initiative gouvernementale à court terme. D’ailleurs, qui, des biologistes du MRNF est disposé à porter l’odieux d’avoir créé une vraie petite révolution?



Je crois que le QDM, ou toute autre forme créative et innovatrice de gestion du cerf au Québec, effectuera des percées ça et là, à force d’éducation et d’initiatives personnelles. Par exemple, plusieurs programmes de gestion particuliers prennent forme dans ma région. Sur une base volontaire, des propriétaires fonciers se regroupent et se soumettent à des règlements particuliers quant à la récolte de daguets et des femelles. Dans certains cas, un permis pour cerf sans bois doit être appliqué à une femelle adulte seulement alors que dans d’autres, la récolte de femelles est carrément interdite. Les actions prises dépendent donc des objectifs de chacun des groupes. La loi permet cela, puisque aucune réglementation ne peut obliger un propriétaire foncier ou un chasseur à abattre des daguets ou à récolter des cerfs sans bois.



En conclusion, il semble que les initiatives venant de la population représenteront la voie la plus rapide vers des changements fondamentaux. Mais auparavant, les chasseurs intéressés à modifier leurs habitudes de chasse, surtout en ce qui a trait à la création de champs nourriciers, auront pris soin de considérer toutes les répercussions possibles. Car bien que les objectifs de rétablissement d’un ratio équilibré entre mâles et femelles ainsi que d’amélioration de la structure d’âge du cheptel soit louables, il est loin d’être certain que, sans réglementation préalable et en regard aux risques bien réels liés aux espèces envahissantes et à l’utilisation de produits chimiques, l’établissement de champs nourriciers ça et là dans le paysage forestier soit quelque chose de vraiment souhaitable. Il y a, semble-t-il, des compétences minimales à posséder lorsqu’on fait l’utilisation de fertilisants et d’herbicides. En ce sens, toute initiative sérieuse devrait faire l’objet d’une évaluation approfondie par les biologistes du MRNF et des agronomes du Ministère de l’agriculture, des pêches et de l’alimentation.



Personnellement, je proposerai dès la première réunion de la Ligue de défense des droits des chasseurs que la tenue d’un projet-pilote soit considérée comme prioritaire à l’agenda. Établie selon un protocole rigoureux et poursuivant des objectifs clairs (améliorer la qualité de chasse pour tous, par exemple) tout en tenant compte des impératifs financiers des « autres » et des préférences des apôtres de la chasse dite « traditionnelle », une telle étude pourrait très bien faire la preuve qu’il y a effectivement moyen de concilier les intérêts de chacun. Avec des preuves IRRÉFUTABLES en main et son poids politique incontournable, la Ligue serait alors en position de faire plier les décideurs sur la nécessité d’une réforme des modes de gestion du cerf de Virginie au Québec. Il va sans dire que pour qu'elle soit réalisée rapidement, cette étude devra être menée par la Ligue elle-même et financée par elle. Les chasseurs ne peuvent plus se permettre d'attendre la bénédiction et le "good will" du MRNF.



Mais d’ici là, c’est à force d’exemples et d’initiatives personnelles que l’idée d’un renouvellement de nos modes de gestion du cerf de Virginie fera son chemin. Si vous décidez d’initier des changements profonds sur votre propriété, vous gagnerez vite l’intérêt de vos voisins. Suffira-t-il qu’un jour, l’un d’eux voit passer un ou deux bucks matures devant son mirador pour qu’il devienne votre apôtre. Certes, vous perdrez un des deux bucks, mais vous gagnerez un ami!



(30)






Récolte de cerfs mâles adultes vs cerfs sans bois depuis 1999 (Québec continental) et taux de succès général



Mâles adultes Cerfs sans bois Total Écart % Mâles Nbre permis Succès



1999 24 867 12 784 37 651 12 083 66% 132 585 28%

2000 32 568 16 033 48 601 16 535 67% 138 809 35%

2001 27 990 15 420 43 410 12 570 65% 145 625 30%

2002 31 243 21 233 52 476 10 010 60% 152 889 34%

2003 34 527 21 743 56 270 12 784 61% 157 867 36%

2004 32 371 26 852 59 223 5 519 54% 164 521 36%

2005 29 269 27 931 57 100 1 338 51% 163 953 35%

2006 34 837 24 126 58 963 10 711 59% 170 555 35%

2011 28 070 21 064 49 134 7 006 57% 170 000* 29%



Total 247 672 166 122 413 794 81 550 60%

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Re: Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par mario a le Ven 20 Jan - 8:58

Une très bonne lecture mon Gino. Connaissez-vous les dictons " le vouloir c'est le pouvoir ". et " lentement, mais surement ". yess  !! :cool !!:

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Re: Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par Buck_Pilon le Ven 20 Jan - 12:14

Tres bon texte ca Gino!! Bravo a luc! :cool !!:
Si tous les chasseurs pouvais lire ce texte..peut-etre serais t-ils sensibilisé a la chute libre du chaptel au quebec!!! hummmm ... hummmm ...
Entk moi je continu de m'imposer des bucks d'aux moins 6 pines et si les quebecois font la meme chose peut-etre un jour je pourrais esperer tuer le buck de mes reves!!! yess  !!

En attendant,je suis dans l'obligation de me contenter de regarder passer des femelles et des petits bucks passer devant ma cache et peut-etre sait-ont jamais un buck mature perdu passera devant moi et j'aurais enfin le plaisir de recolter un chevreuil apres 5 ans d'attente!! hummmm ... hummmm ...

La dessus bonne journée!! bye bye bye bye
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Re: Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par mario a le Lun 20 Fév - 14:13

Voici une suite du post à Gino. :cool !!:

Par Luc Lapierre dans Traqueur de Buck ·

UNE LIGUE DE DÉFENSE DES DROITS DES CHASSEURS POUR BIENTÔT? S’il ne favorise pas la socialisation « physique » ou les sorties en ville, le phénomène des médias sociaux aura du moins contribué à diffuser des opinions et à rapprocher des gens qui partagent les mêmes intérêts, au Québec comme ailleurs. Sur Facebook, qui constitue autant une tribune pour les mémères qu’un autre point de vente pour les commerçants, on peut à l’occasion, retrouver dans ce méli-mélo d’informations de photos et de vidéos, des opinions qui s’expriment sur pratiquement tous les sujets, des idées qui convergent et, dans certains cas, on peut observer la naissance de regroupements d’intérêts. C’est ainsi que depuis quelques jours, ce qui s’avérait une anodine publication informative sur le nouveau plan de gestion de l’orignal au Québec sur le mur d’un groupe de discussion comme tant d’autres se transforme peu à peu en un blogue passionné auquel se greffent, lentement mais sûrement, de nouveaux adeptes chaque jour. Ce qui était destiné à devenir une tribune de défoulement collectif contre certaines politiques gouvernementales de gestion faunique semble avoir pris une tout autre tournure lorsque des participants à la discussion ont soudainement soulevé l’idée que, face aux décisions gouvernementales arbitraires à répétition qui touchent directement les chasseurs du Québec, le temps était peut-être venu pour ces derniers de prendre le relais de la défense de leurs droits afin de l’assurer eux-mêmes. Pour ce petit groupe de chasseurs, l’expression « On n’est jamais si bien servis que par soi-même », semble prendre tout son sens. Au fil de la discussion qui devenait de plus en plus passionnée, j’ai moi-même exprimé ma profonde déception quant à la représentation actuelle des intérêts des chasseurs par les organismes en place, dont la FédéCP (Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec) que je juge dorénavant incapable de remporter les victoires importantes et stratégiques. Cette prétention repose sur le fait que la FédéCP étant subventionnée par le même ministère duquel une réforme de certaines politiques est attendue en vain, elle ne saurait poser les gestes directs parfois nécessaires pour obtenir satisfaction. Selon moi, la FédéCP « a les mains et les pieds liés » par certaines commandites et subventions et qu’à certains égards, elle pourrait de ce fait se retrouver en situation de conflit d’intérêts. On ne mord pas la main qui nourrit, dit-on. Au moment d’écrire ces lignes, l’échange portait toujours sur ce à quoi pourrait ressembler une telle ligue de défense des droits des chasseurs, certains participants émettant des suggestions de mission, tandis que d’autres soumettent prudemment des dossiers prioritaires. Par contre, ce sur quoi tout le monde semble d’accord dès le départ, c’est qu’avec un effectif potentiel de plusieurs dizaines de milliers de chasseurs (le Québec en compte près de 400,000), une telle ligue pourrait asseoir son pouvoir avec un poids politique bien réel, les chasseurs à eux seuls représentant tout près de 10 % de l’électorat du Québec. Aussi insistent-ils sur la nécessité d’avoir une ligue indépendante de pensée, financée par les chasseurs eux-mêmes, et dédiée exclusivement à la défense des droits de leurs membres. Certains participants favorisent déjà la prise de décision rapide et des actions qui sortent des voies officielles, si nécessaire. D’ailleurs, rappelant en guise d’exemple l’ingérence de certains organismes gouvernementaux, dont la Société de l’assurance automobile du Québec, le ministère du Transport, le secteur « Forêts » du MRNF et la Financière agricole ainsi que celle de l’Union des producteurs agricoles du Québec dans les processus décisionnels, ceux-ci conviennent qu’il faille dorénavant contrer la tradition de trafic d’influence par un poids politique incontournable. Ils soulignent en outre que ce pouvoir qu’ils détiennent, s’il se concrétisait avec une adhésion soutenue, représenterait l’outil adéquat pour forcer les autorités compétentes à bouger plus rapidement dans certains dossiers stratégiques et à adopter certaines mesures, notamment à ce qui a trait à la confirmation du droit de chasser (car certains semblent encore en douter), la gestion novatrice des populations des gros gibiers, le partage équitable des territoires publics, la révision de certaines méthodes de chasse et la consolidation du domaine « chassable », celui-ci menacé entre autres par une réglementation abusive de certaines municipalités concernant la décharge d’armes à feu et les zones d’interdiction de chasse. On véhicule aussi l’idée de bonifier les programmes visant à favoriser la relève et celle de se donner les moyens, financiers entre autres, de contrer d’éventuelles attaques de quelconques ligues anti-chasse. À mots couverts, certains (dont moi-même, of course) redoutent que la mode des « poursuites farfelues » et des actions de sabotage de chasse par des mouvements anti-chasse présentement en vogue aux États-Unis, en Europe et en Nouvelle-Zélande, ne fasse son apparition tôt ou tard au Québec. Heureusement, note-t-on, les mouvements organisés provenant pour la majorité des États-Unis, la barrière des langues aurait contribué à prémunir jusqu’ici les chasseurs québécois contre de telles actions. Mais il n’est pas dit que cette menace ne s’étendra pas jusqu’ici tôt ou tard. Si la tendance se maintient, les participants à cette discussion pourraient bien avoir envie de bouger assez rapidement et de passer à l’étape des rencontres à court terme, afin de déterminer la mission que devrait poursuivre une telle ligue de défense. Car déjà, des efforts sont consentis pour capitaliser sur l’effet viral de Facebook afin de rejoindre le plus grand nombre de chasseurs présents sur ce réseau social. D’ailleurs, en quelques jours seulement, ce mini-mouvement a déjà fait des petits en France où des chasseurs aussi actifs sur Facebook ont déjà commencé à proposer à leurs pairs l’idée de se donner les moyens de défendre eux-mêmes leurs intérêts. Comme on le sait, les chasseurs français sont aux prises avec des politiques sévères et de plus en plus contraignantes, résultant souvent des efforts de lobbying des ligues écologistes ou de défense des « droits » (!) des animaux. En contrepartie, si plusieurs jugent le travail des fédérations censées les représenter largement insuffisant, le ras-le-bol, vu d’ici, semble aigu et généralisé. Feu de paille ou traînée de poudre? Ça reste à voir. Le sort des chasseurs ne dépendant que d’eux-mêmes, nous verrons si, après avoir observé le débat en cours pendant un moment, ils décideront de lever les poings ou de baisser les bras. Chose certaine, la situation des chasseurs québécois, comme celle des chasseurs du monde entier d'ailleurs, étant jugée par plusieurs comme précaire, d'aucuns considèrent qu'il faut « brasser la cage» avant d'atteindre le point de non-retour. Personnellement, je supporte sans réserve l’idée d’une ligue de défense des droits des chasseurs qui soit fondée sur ce modèle. Même que j’en serais certainement un des plus actifs militants, pourvu qu’elle se dérobe à l’ordinaire, aux réunions sans fin dans des salles moches, aux séances de lavage de linge sale et qu’elle ne se limite pas aux méthodes « politically correct ». Sans être alarmiste, je prétends que le temps est venu pour les chasseurs de jouer du coude pour reprendre la place qui leur revient et de se doter d’un levier qui leur permettra enfin de faire valoir leur voix dans un contexte autre que celui de la simple consultation. À mon avis, les chasseurs d’ici doivent réaliser qu’ils détiennent déjà le pouvoir de jouer dans la cour des grands (lire « d’utiliser leurs méthodes ») et de forcer des décisions qui les avantagent. Il ne leur reste plus qu’à concrétiser ce pouvoir, à déplier leur « 10 piastres » et à mandater une « task force » qui jouera ce rôle avec tout le poids politique dont elle dispose : celui de dizaines, sinon de centaines de milliers de chasseurs québécois mécontents du régime actuel. Bien franchement, je crois aussi qu’il est temps que les chasseurs québécois adoptent une nouvelle attitude en se soustrayant au défaitisme et que, plutôt que de ressasser éternellement les vieux problèmes (car tout le monde les connaît déjà), qu’ils célèbrent enfin leurs victoires. Évidemment, tout le monde n’est pas en mesure de participer ou de militer, mais en ce cas, je crois qu’il est AU MOINS du devoir de tous les chasseurs de supporter les efforts de leurs pairs qui, eux, sont prêts à monter aux barricades. Et de grâce, finissons-en avec les « ça marchera pas »! yess  !! yess  !! félicitation

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Re: Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par Invité le Mer 7 Mar - 10:11

Mario , je suis a l'heure actuel entrain de travailler avec Luc Lapierre ainsi que d'autre personne clé a élaborer la Ligue on est sur le point de proposer une nouvelle alternative aux chasseurs du Québec qui ne sera libre d'influence ou de subvention ou quoi que ce soit qui pourrait nuire a nos actions futures afin de redresser ne nombreux dossiers qui sont laisser a l'abandons en autre le chevreuil !!
mario a a écrit:Voici une suite du post à Gino. :cool !!:

Par Luc Lapierre dans Traqueur de Buck ·

UNE LIGUE DE DÉFENSE DES DROITS DES CHASSEURS POUR BIENTÔT? S’il ne favorise pas la socialisation « physique » ou les sorties en ville, le phénomène des médias sociaux aura du moins contribué à diffuser des opinions et à rapprocher des gens qui partagent les mêmes intérêts, au Québec comme ailleurs. Sur Facebook, qui constitue autant une tribune pour les mémères qu’un autre point de vente pour les commerçants, on peut à l’occasion, retrouver dans ce méli-mélo d’informations de photos et de vidéos, des opinions qui s’expriment sur pratiquement tous les sujets, des idées qui convergent et, dans certains cas, on peut observer la naissance de regroupements d’intérêts. C’est ainsi que depuis quelques jours, ce qui s’avérait une anodine publication informative sur le nouveau plan de gestion de l’orignal au Québec sur le mur d’un groupe de discussion comme tant d’autres se transforme peu à peu en un blogue passionné auquel se greffent, lentement mais sûrement, de nouveaux adeptes chaque jour. Ce qui était destiné à devenir une tribune de défoulement collectif contre certaines politiques gouvernementales de gestion faunique semble avoir pris une tout autre tournure lorsque des participants à la discussion ont soudainement soulevé l’idée que, face aux décisions gouvernementales arbitraires à répétition qui touchent directement les chasseurs du Québec, le temps était peut-être venu pour ces derniers de prendre le relais de la défense de leurs droits afin de l’assurer eux-mêmes. Pour ce petit groupe de chasseurs, l’expression « On n’est jamais si bien servis que par soi-même », semble prendre tout son sens. Au fil de la discussion qui devenait de plus en plus passionnée, j’ai moi-même exprimé ma profonde déception quant à la représentation actuelle des intérêts des chasseurs par les organismes en place, dont la FédéCP (Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec) que je juge dorénavant incapable de remporter les victoires importantes et stratégiques. Cette prétention repose sur le fait que la FédéCP étant subventionnée par le même ministère duquel une réforme de certaines politiques est attendue en vain, elle ne saurait poser les gestes directs parfois nécessaires pour obtenir satisfaction. Selon moi, la FédéCP « a les mains et les pieds liés » par certaines commandites et subventions et qu’à certains égards, elle pourrait de ce fait se retrouver en situation de conflit d’intérêts. On ne mord pas la main qui nourrit, dit-on. Au moment d’écrire ces lignes, l’échange portait toujours sur ce à quoi pourrait ressembler une telle ligue de défense des droits des chasseurs, certains participants émettant des suggestions de mission, tandis que d’autres soumettent prudemment des dossiers prioritaires. Par contre, ce sur quoi tout le monde semble d’accord dès le départ, c’est qu’avec un effectif potentiel de plusieurs dizaines de milliers de chasseurs (le Québec en compte près de 400,000), une telle ligue pourrait asseoir son pouvoir avec un poids politique bien réel, les chasseurs à eux seuls représentant tout près de 10 % de l’électorat du Québec. Aussi insistent-ils sur la nécessité d’avoir une ligue indépendante de pensée, financée par les chasseurs eux-mêmes, et dédiée exclusivement à la défense des droits de leurs membres. Certains participants favorisent déjà la prise de décision rapide et des actions qui sortent des voies officielles, si nécessaire. D’ailleurs, rappelant en guise d’exemple l’ingérence de certains organismes gouvernementaux, dont la Société de l’assurance automobile du Québec, le ministère du Transport, le secteur « Forêts » du MRNF et la Financière agricole ainsi que celle de l’Union des producteurs agricoles du Québec dans les processus décisionnels, ceux-ci conviennent qu’il faille dorénavant contrer la tradition de trafic d’influence par un poids politique incontournable. Ils soulignent en outre que ce pouvoir qu’ils détiennent, s’il se concrétisait avec une adhésion soutenue, représenterait l’outil adéquat pour forcer les autorités compétentes à bouger plus rapidement dans certains dossiers stratégiques et à adopter certaines mesures, notamment à ce qui a trait à la confirmation du droit de chasser (car certains semblent encore en douter), la gestion novatrice des populations des gros gibiers, le partage équitable des territoires publics, la révision de certaines méthodes de chasse et la consolidation du domaine « chassable », celui-ci menacé entre autres par une réglementation abusive de certaines municipalités concernant la décharge d’armes à feu et les zones d’interdiction de chasse. On véhicule aussi l’idée de bonifier les programmes visant à favoriser la relève et celle de se donner les moyens, financiers entre autres, de contrer d’éventuelles attaques de quelconques ligues anti-chasse. À mots couverts, certains (dont moi-même, of course) redoutent que la mode des « poursuites farfelues » et des actions de sabotage de chasse par des mouvements anti-chasse présentement en vogue aux États-Unis, en Europe et en Nouvelle-Zélande, ne fasse son apparition tôt ou tard au Québec. Heureusement, note-t-on, les mouvements organisés provenant pour la majorité des États-Unis, la barrière des langues aurait contribué à prémunir jusqu’ici les chasseurs québécois contre de telles actions. Mais il n’est pas dit que cette menace ne s’étendra pas jusqu’ici tôt ou tard. Si la tendance se maintient, les participants à cette discussion pourraient bien avoir envie de bouger assez rapidement et de passer à l’étape des rencontres à court terme, afin de déterminer la mission que devrait poursuivre une telle ligue de défense. Car déjà, des efforts sont consentis pour capitaliser sur l’effet viral de Facebook afin de rejoindre le plus grand nombre de chasseurs présents sur ce réseau social. D’ailleurs, en quelques jours seulement, ce mini-mouvement a déjà fait des petits en France où des chasseurs aussi actifs sur Facebook ont déjà commencé à proposer à leurs pairs l’idée de se donner les moyens de défendre eux-mêmes leurs intérêts. Comme on le sait, les chasseurs français sont aux prises avec des politiques sévères et de plus en plus contraignantes, résultant souvent des efforts de lobbying des ligues écologistes ou de défense des « droits » (!) des animaux. En contrepartie, si plusieurs jugent le travail des fédérations censées les représenter largement insuffisant, le ras-le-bol, vu d’ici, semble aigu et généralisé. Feu de paille ou traînée de poudre? Ça reste à voir. Le sort des chasseurs ne dépendant que d’eux-mêmes, nous verrons si, après avoir observé le débat en cours pendant un moment, ils décideront de lever les poings ou de baisser les bras. Chose certaine, la situation des chasseurs québécois, comme celle des chasseurs du monde entier d'ailleurs, étant jugée par plusieurs comme précaire, d'aucuns considèrent qu'il faut « brasser la cage» avant d'atteindre le point de non-retour. Personnellement, je supporte sans réserve l’idée d’une ligue de défense des droits des chasseurs qui soit fondée sur ce modèle. Même que j’en serais certainement un des plus actifs militants, pourvu qu’elle se dérobe à l’ordinaire, aux réunions sans fin dans des salles moches, aux séances de lavage de linge sale et qu’elle ne se limite pas aux méthodes « politically correct ». Sans être alarmiste, je prétends que le temps est venu pour les chasseurs de jouer du coude pour reprendre la place qui leur revient et de se doter d’un levier qui leur permettra enfin de faire valoir leur voix dans un contexte autre que celui de la simple consultation. À mon avis, les chasseurs d’ici doivent réaliser qu’ils détiennent déjà le pouvoir de jouer dans la cour des grands (lire « d’utiliser leurs méthodes ») et de forcer des décisions qui les avantagent. Il ne leur reste plus qu’à concrétiser ce pouvoir, à déplier leur « 10 piastres » et à mandater une « task force » qui jouera ce rôle avec tout le poids politique dont elle dispose : celui de dizaines, sinon de centaines de milliers de chasseurs québécois mécontents du régime actuel. Bien franchement, je crois aussi qu’il est temps que les chasseurs québécois adoptent une nouvelle attitude en se soustrayant au défaitisme et que, plutôt que de ressasser éternellement les vieux problèmes (car tout le monde les connaît déjà), qu’ils célèbrent enfin leurs victoires. Évidemment, tout le monde n’est pas en mesure de participer ou de militer, mais en ce cas, je crois qu’il est AU MOINS du devoir de tous les chasseurs de supporter les efforts de leurs pairs qui, eux, sont prêts à monter aux barricades. Et de grâce, finissons-en avec les « ça marchera pas »! yess  !! yess  !! félicitation

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Re: Gestion du cerf de Virginie au québec

Message par mario a le Mer 7 Mar - 10:48

yess  !! yess  !! yess  !! :cool !!: bye bye



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